le wifi en bibliothèque, un questionnement, des exemples en bibliothèque
Peut-on appliquer à ceux qui utilisent le système wifi d'une bibliothèque avec leurs propres ordinateurs les règles imposées à ceux qui utilisent les postes informatiques qu'elle met à la disposition du public
L'usager utilise les services du fournisseur d'accès à l'internet (FAI) de la collectivité publique ou privée dont dépend la bibliothèque et doit se conformer aux règles définies par le contrat qui lie cette collectivité et le FAI.
Dans la recommandation du Forum des droits sur l'internet (FDI) sur les espaces publics numériques (EPN), on indique qu'il serait judicieux que la collectivité "limite l'ouverture de son réseau aux plus stricts besoins de son activité et ne déploie des réseaux wifi qu'à cet effet".
Il "invite à n'offrir d'accès wifi qu'aux seuls usagers de l'espace public numérique munis d'un identifiant et d'un mot de passe, à limiter les plages horaires de l'accès wifi à ses heures d'ouverture, à réguler le cas échéant la puissance des émetteurs utilisés si des clefs d'accès ne sont pas utilisées".
Il recommande "de vérifier auprès du FAI la compatibilité des offres avec les besoins propres de l'EPN et notamment la possibilité de procéder à la redistribution en wifi de l'accès."
Il ajoute aussi "que les services offerts par le wifi doivent garantir la vie privée des utilisateurs et n'être déployés que si des garanties sont apportées aux utilisateurs".
À titre d'exemple de documents relatifs aux wifi en bibliothèques, celui de la médiathèque sud d'Illkirch Graffenstaden, ou le règlement intérieur Toulouse sans fil [Note 1],
On y trouve des mises en garde pleines de bon sens et judicieuses... À Limoges, l'usager doit indiquer son nom et son numéro de carte de bibliothèque et, pour éviter les transactions commerciales, la bibliothèque interdit le port 443 (https).
On rappellera aussi que le règlement intérieur est un acte réglementaire opposable aux usagers dès lors qu'il a été régulièrement adopté et notifié. Et si l'on ajoute que la police judiciaire a déjà enquêté dans une bibliothèque municipale d'une grande ville pour l'utilisation d'une carte volée sur un poste wifi de cette bibliothèque, le recours au règlement intérieur s'impose.
© ADI, Michel Fauchié, Dominique Lahary, Daniel Legoff, Benoît Tabaka et M. B., mars 2008
Note :
[1] Logiciel utilisé à Brest et à Toulouse pour sécuriser l'accès et identifier les utilisateurs. http://www.toulouse-sans-fil.net/wiki/WiFiDog : Wfidog est une solution complète et portable de portail captif. Elle permet d'ouvrir un hotspot librement en limitant les abus liés à une ouverture libre et sans restrictions d'une connexion à Internet (téléchargements illégaux, spams...)
Savoir plus :
L'accès public à l'internet : un dispositif à renforcer pour lutter contre la fracture numérique : http://www.foruminternet.org/specialistes/concertation/recommandations/recommandation-du-forum-des-droits-sur-l-internet-les-lieux-d-acces-public-a-l-internet-2530.html Recommandation du Forum des droits sur l'internet, 28 décembre 2007
L'usager utilise les services du fournisseur d'accès à l'internet (FAI) de la collectivité publique ou privée dont dépend la bibliothèque et doit se conformer aux règles définies par le contrat qui lie cette collectivité et le FAI.
Dans la recommandation du Forum des droits sur l'internet (FDI) sur les espaces publics numériques (EPN), on indique qu'il serait judicieux que la collectivité "limite l'ouverture de son réseau aux plus stricts besoins de son activité et ne déploie des réseaux wifi qu'à cet effet".
Il "invite à n'offrir d'accès wifi qu'aux seuls usagers de l'espace public numérique munis d'un identifiant et d'un mot de passe, à limiter les plages horaires de l'accès wifi à ses heures d'ouverture, à réguler le cas échéant la puissance des émetteurs utilisés si des clefs d'accès ne sont pas utilisées".
Il recommande "de vérifier auprès du FAI la compatibilité des offres avec les besoins propres de l'EPN et notamment la possibilité de procéder à la redistribution en wifi de l'accès."
Il ajoute aussi "que les services offerts par le wifi doivent garantir la vie privée des utilisateurs et n'être déployés que si des garanties sont apportées aux utilisateurs".
À titre d'exemple de documents relatifs aux wifi en bibliothèques, celui de la médiathèque sud d'Illkirch Graffenstaden, ou le règlement intérieur Toulouse sans fil [Note 1],
On y trouve des mises en garde pleines de bon sens et judicieuses... À Limoges, l'usager doit indiquer son nom et son numéro de carte de bibliothèque et, pour éviter les transactions commerciales, la bibliothèque interdit le port 443 (https).
On rappellera aussi que le règlement intérieur est un acte réglementaire opposable aux usagers dès lors qu'il a été régulièrement adopté et notifié. Et si l'on ajoute que la police judiciaire a déjà enquêté dans une bibliothèque municipale d'une grande ville pour l'utilisation d'une carte volée sur un poste wifi de cette bibliothèque, le recours au règlement intérieur s'impose.
© ADI, Michel Fauchié, Dominique Lahary, Daniel Legoff, Benoît Tabaka et M. B., mars 2008
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Note :
[1] Logiciel utilisé à Brest et à Toulouse pour sécuriser l'accès et identifier les utilisateurs. http://www.toulouse-sans-fil.net/wiki/WiFiDog : Wfidog est une solution complète et portable de portail captif. Elle permet d'ouvrir un hotspot librement en limitant les abus liés à une ouverture libre et sans restrictions d'une connexion à Internet (téléchargements illégaux, spams...)
Savoir plus :
L'accès public à l'internet : un dispositif à renforcer pour lutter contre la fracture numérique : http://www.foruminternet.org/specialistes/concertation/recommandations/recommandation-du-forum-des-droits-sur-l-internet-les-lieux-d-acces-public-a-l-internet-2530.html Recommandation du Forum des droits sur l'internet, 28 décembre 2007
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